Programme

Ce programme est encore sujet à complétion et modifications mineures d'horaires et de contenu.

9 h - 9 h 30 - Introduction par Nicolas Fressengeas, chargé de mission Science Ouverte de l'Université de Lorraine

9 h 30 - 11 h - Le cadre des données de recherche en France : les dynamiques en cours

Le Collège données à l’écoute de ses chercheurs - Veronique Stoll (CoSO / Observatoire de Paris)

Le Collège données du Comité pour la science ouverte est chargé de décliner le Plan national pour la science ouverte sur le volet de la structuration, du partage et de l’ouverture des données de la recherche. Entièrement restructuré début 2020, il s’inscrit dans une logique opérationnelle d’accompagnement des problématiques de recherche. 

Le nœud français de la Research Data Alliance - Françoise Genova (Observatoire astronomique de Strasbourg / Research Data Alliance)

La Research Data Alliance (https://www.rd-alliance.org/) est une organisation internationale qui regroupe plus de 11 000 membres qui travaillent sur les différents aspects du partage des données scientifiques. L’exposé donnera un aperçu de ses activités, et de celles du Nœud National RDA France.

Quels outils pour anticiper la gestion des données d’un projet de recherche ? - Romain Féret (Université de Lille et Groupe de travail science ouverte Couperin)

Gérer les données au sein d’un projet de recherche nécessite de se concerter régulièrement entre partenaires, depuis le montage du projet jusqu’à son terme. Le groupe Données du GTSO vous présentera deux outils pour vous y aider.

11 h - 13 h 15 - Les données de recherche à l'Université de Lorraine

L'accompagnement aux données de la recherche à l'Université de Lorraine - Comité opérationnel pour les données de la recherche

ReAMédial - Restitution Archéologique d’un Monastère Médiéval - (Valérie Serdon-Provost - CRULH)

eFLORAsys, plate forme pour l'évaluation agronomique et environnementale des prairies - Sylvain Plantureux (Laboratoire Agronomie et Environnement)

eFLORAsys est une plate-forme internet développée par l'Université de Lorraine dédiée à l'évaluation agronomique et environnementale des prairies. Les utilisateurs peuvent consulter des informations, déposer leurs observations pour les stocker et obtenir en retour une évaluation. 350 utilisateurs externes (recherche, R&D, bureau d'études, enseignement) ont créé un compte à ce jour

Violences et radicalités militantes en France : approche quantitative et qualitative en sciences humaines et sociales - François Audigier (CRULH)

Le programme « Vioramil » répond à la thématique de la « radicalisation violente des individus et groupes d’individus » d'un appel de l'ANR en 2015. Des spécialistes d’histoire, sciences politiques, sociologie et info-com ont porté un regard croisé sur le fonctionnement des organisations extrémistes, les processus de radicalisation, la perception médiatique de cette violence et enfin la façon dont les autorités traitent la menace en amont (prévention) et en aval (réponse policière et judiciaire) sur une trentaine d’années en France métropolitaine. Les chercheurs se sont concentrés sur les violences des organisations politiques radicales (des néo-nazis aux black blocs), mouvements indépendantistes, réseaux terroristes  (notamment de type djihadistes), formations sociétales extrémistes (commandos anti-IVG, groupuscules écologistes durs)… Le programme a rassemblé quatre laboratoires, dont deux lorrains (CRULH et CREM) et a reçu l’appui de l’INHESJ (structure dépendant de Matignon et formant à la sécurité globale). Le programme a combiné deux approches: la première, quantitative, a vu l’élaboration d’un corpus statistique inédit répertoriant les violences militantes et hébergé sur une plateforme collaborative (Wicrilorraine), la seconde, qualitative, a vu l’organisation de colloques et journées d’études thématiques. A l’arrivée, les travaux enrichiront les analyses des radicalisations violentes susceptibles d’inspirer les acteurs sociaux et décideurs politiques.

Données de la recherche : le cas des sources synchrotrons en Métallurgie - Guillaume Geandier (Institut Jean Lamour)

Les nouvelles sources synchrotrons de 4ème génération promettent une augmentation importante de la brillance des faisceaux d'un facteur 10 à 100. Cela ouvre des perspectives inédites pour l'étude des matériaux et la métallurgie où les phénomènes physiques peuvent être très rapides. Mais, cela implique également une augmentation importante du volume de données générées, rendant leur exploitation plus complexe dans un contexte international.

 13 h 15 - 14 h 15 - Pause déjeuner

 14 h 15 - 15 h 30 - Table ronde sur le plan de gestion de données

Modération : Odile Hologne (INRAE). Avec : Etienne André (LORIA) pour le projet PROMIS ; Zhixue Zheng (LMOPS) pour le projet EREMITE ; Pierre Faure-Catteloin (LIEC) pour le Groupement d'Intérêt Scientifique sur les Friches Industrielles.

Trois chercheurs vous parlent de leur expérience de rédaction d'un plan de gestion de données et de ce que celle-ci a impliqué pour eux.

Le projet PROMIS : À l'heure de l'Internet des objets où nos sociétés sont massivement connectées via des réseaux, il est essentiel de s'assurer de la sécurité des programmes informatiques face à des attaques malveillantes. La vulnérabilité Spectre, affectant les derniers processeurs, a été récemment découverte. Un attaquant peut extraire des informations privées via une attaque temporisée, c'est-à-dire basée notamment sur le temps de calcul de tout ou partie d'un programme informatique. Il s'agit d'un cas d'attaque par canal auxiliaire, où des informations fuitent non intentionnellement. Il est essentiel de prévenir de telles attaques. Le projet ANR-NRF ProMiS (2020-2023), impliquant le LORIA (Nancy) et le LS2N (Nantes) côté français, ainsi que les universités SMU et SUTD côté singapourien, propose d'apporter des réponses à ces problématiques. L'objectif est de mitiger les attaques par canal auxiliaire en utilisant de nouvelles techniques de vérification, basées notamment sur la vérification de modèles temporisés paramétrés.

Le projet EREMITE vise à améliorer l’efficacité et la fiabilité d’un micro-réseau à courant continu (Photovoltaïque/éolien/batteries/supercondensateur) en intégrant des stratégies de gestion de l’énergie et de la santé. Il a été financé par l'ANR dans l'unité CE05 « Une énergie durable, propre, sûre et efficace », avec un budget d'environs 208 k€. Il a été démarré en janvier 2020 pour une durée de 48 mois.

Le Groupement d’Intérêt Scientifique sur les Friches Industrielles (GISFI), créé en 2002, compte cinq membres, l’Université de Lorraine, le CNRS, l’INRA, le BRGM et l’INERIS. Il étudie les processus de pollution des sols qui permettent le développement de nouvelles solutions de gestion des sites et sols dégradés et pollués par les activités urbaines et industrielles. Il regroupe aujourd’hui dix laboratoires, qui couvrent un large champ disciplinaire (géosciences, sciences biologiques, génie des procédés, innovation, sciences humaines et sociales). Le GISFI associe non seulement des acteurs de la recherche académique, mais aussi des bureaux d’études et des opérateurs de la dépollution, des propriétaires/gestionnaires de fiches industrielles ainsi que les pouvoirs publics afin de répondre, ensemble, aux questions scientifiques et technologiques posées par les territoires dégradés et pollués.

 15 h 30 - 17 h - Fouille de données et de texte

ISTEX,  des corpus scientifiques pour le Text and Data Mining - Nicolas Thouvenin (Inist-CNRS)

ISTEX est une archive de littérature scientifique pour la communauté l’Enseignement Supérieur et la Recherche française. Elle propose l'accès simple, ouvert et sécurisé à plus de 23 millions de documents scientifiques. Mais l'archive a également la particularité unique de proposer un cadre juridique et technique adapté aux contraintes de l'analyse et de la fouille de textes. Cette présentation est l'occasion de découvrir comment et pourquoi le fonds ISTEX s'inscrit dans la feuille de route pour la science ouverte du CNRS.

La plateforme OLKi pour rendre le contrôle aux producteurs de données  - Christophe Cerisara, Aurore Coince, Pierre-Antoine Rault (LORIA)

Lorsque les données sont anciennes ou stables, les plateformes comme le CINES qui pérennisent et centralisent l'accès à ces données sont particulièrement utiles. Toutefois, de nombreux jeux de données peuvent être diffusés à grande échelle tout en continuant à évoluer au sein d'une communauté. Nous avons développé pour ce cas d'usage la plateforme OLKi (Open Language and Knowledge for citizens), qui permet de rendre visible des corpus hébergés localement dans un réseau fédéré et qui permet à une communauté d'interagir autour de chaque corpus, notamment via les réseaux sociaux citoyens décentralisés.

L'équipe Orpailleur - Amedeo Napoli (LORIA)

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